DES JESUITES. p?
n’obéîrent point; il fallut que le roi lui-mêmeleur ordonnât de fermer leurs classes le premieravril 1762; et alors ils obéirent.
Pendant tout le temps que dura cette tem-pête qu’eux-mêmes avaient excitée, non-fev-lement plusieurs ecclésiastiques, mais encorequelques membres du parlement les rendaientodieux à la nation par des écrits publics. L’abbéChauvelìn fut celui qui fe distingua le plus etqui hâta leur destruction.
Les Jésuites répondirent; mais leurs livresne firent pas plus d’effet que les satires impri-mées contr’eux du temps qu’ils étaientpuissans.Tous les parlemens du royaume l’un après l’au-tre déclarèrent leur institut incompatible avecles lois du royaume. Le 6 août 1762, le parle-ment de Paris leur ordonna dt renonctr pour tou-jours au nom , à Vhabit, aux vaux , au régime deleur société j d’évacuer les noviciats , les collèges ,les maisons professes dans huitaine ; leur défenditde fe trouver deux ensemble et de travailler en aucuntemps et de quelque manière que ce fût à leur rétablis-sement -, fous peine d’être déclarés criminels dt llfe-majefté.
Le 22 février 1764, autre arrêt qui ordon-nait que dans huitaine les jésuites qui vou-draient rester en France feraient serment d’ab-jurer l’institut.
Le 9 mars suivant, arrêt qui bannit du royau-me tous ceux qui n’auront pas fait le serment.(19) Enfin le roi par un édit du mois de
(19) Le père Griffer, connu par des sermens médiocreset par des ouvrages historiques plus médiocres encore,