78 JESUITES ABOLIS.
novembre 1764 , cédant à tous les parlemeriset aux cris de toute la nation, dissout la sociétésans retour.
Ce grand exemple imité depuis et surpasséencore en Espagne, dans les deux Siciles, àParme et à Malthe, a fait voir que ce qu’oncroitdifficile est souvent très-aisé; et on a été con-vaincu q u'il serait aussi facile de détruire toutesles usurpations des Papes que d'anéantir des re-ligieux qui passaient pour ses premiers satellites.Enfin le cordelier GanganeVi, devenu pape,détruisit Perdre entier t par une bulle ; et aprèsavoir soutenu pendant deux cents ans que lepape pouvait tout, les jésuites furent obligésde soutenir peu à peu qu’il ne peut métne licen-cier un régiment de moines.
était regardé comme un grand homme par le parti des jéfui.tes. II n’y avait dans ce parti aucun homme d’un mérite réel,et Griffa avait dn moins celui rt’avoir défendu la cause deson ordre contre les parlemens avec plus de zèle et de cou-rage que de raison ou d’éloquence. II demanda an parlementla permission de rester en France, parce qu’il était obligéde subir l’opération de la taille. II n’y a qu’un corps quipuisse avoir le courage d’ajouter quelque chose aumalheurd’un homme condamné à une opération cruelle et dange-reuse. On ordonna par arrêt que Griffa serait sondé par leschirurgiens dn parlement. C’ctait le comble de la barbaried’exiger qu’un malade se soumit à essuyer une opérationdouloureuse, et où la mal adresse d’un chirurgien peutcauser la mort par la main d’un homme à qu! il n’avaitpoint donné sa confiance. Griffa aima mieux partir; ettelle était alors la haine contre les jésuites que le parle-ment crut n’avoir fait que suivre les formes.
t 1773.