80 LE PARLEMENT
domaines royaux que se prennent les deniersdont on paye les frais de justice, de forte que leroi aurait payé de ses propres domaines les arrêtsrendus par ceux qui lui désobéissaient contreses officiers principaux qui avaient exécuté sesordre?.
Cette étonnante anarchie ne pouvait pas sub-sister: il fallait ou que la couronne reprit sonautorité, ou que les parlemens prévalussent.
On avait besoin dans des conjonctures si cri-tiques d’un chancelier entreprenant et auda-cieux , on le trouva. II fallait changer toute l’ad-ministration de la justice dans le royaume» etelle fut changée.
Le roi commença par essayer de ramener leparlement de Paris ; il ne fit venir à un lit de jus-tice qu’il tint à Versailles avec les princes t, lespairs et les grands officiers de la couronne. Là illui défendit de se servir jamais des termes à’uni.tè, à’indivisibilité et de clajfeï.
D’envoyer aux autres parlemens d’autres mé-moires que ceux qui font spécifiés par les or-donnances.
De cesser le service, sinon dans le cas queces mêmes ordonnances ont prévus.
De donner leur démission en corps.
De rendre jamais d’arrêts qui retarde les enre-gistremens, le tout fous peine d’être cassés.
Le parlement fur cet édit solennel ayant en-core cessé le service , le roi leurfit porter des let-tres de jussion ; ils désobéirent. Nouvelles lettrest .Le 7 septembre 1770.