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et universelle , et que cette écorce d’un arbredu Pérou ne guérissait pas.
A l’égard de l’or et de l’argent du Pérou etdu Mexique, le public n’y gagna rien ; puifiqu’il est absolument égal de se procurer lesmêmes nécessités avec cent marcs ou avec unmarc. II ferait même très-avantageux au genrehumain d’avoir peu de métaux qui servent degages d’échange, parce qu’aiors le commerceest bien pins facile : cette vérité est démontréeen rigueur. Les premiers possesseurs des minesfont à la vérité réellement plus riches d’abordque les autres, ayant plus de gages d’échange■dans leurs mains ; mats les autres peuples aussi-tôt leur vendent leurs denrées à proportion : entrès-peu de temps Légalité s’établit, et enfinle peuple le plus industrieux devient en effetle pslus riche. ( t )
Personne n’ignore quel vaste et malheureuxempire les rois d’Espagne acquirent aux deuxextrémités du monde, fans sortir de leur palais ;combien 1 Espagne fit passer d'or, d’argent,demarchandises précieuses en Europe, lans endevenir plus opulente; et à quel point elleétendit fa domination en se dépeuplant.
L’hiíloire desgrands établissemens hollandaisdans l’índe est connue, de mêtne que celle descolonies anglaises qui s’étendent aujourd’hui de
( r ) £.es mines ont une valeur réelle pour le propriétaire*comme toutes les autres .productions; mais leur valeurbaisse à mesure que les métaux qu’on en tire deviennentcommuns, ce'qui arrive toutes les fois que les mines enfournissent plus qu’on n’en consomme.
Observons aussi que les métaux presieuxqui font fi pro-pres à servir, non de signes de valeur, comme on Ta dîttrop souvent, mais de va’euts connues, font en mêmstemps des denrées très-utiìes. II serait très-avr.orageuxpour riuimanité en général que l’argeut et l’or íur-toutfussent très-eommuns.
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