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Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
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86 commerce

et universelle , et que cette écorce dun arbredu Pérou ne guérissait pas.

A légard de lor et de largent du Pérou etdu Mexique, le public ny gagna rien ; puifiquil est absolument égal de se procurer lesmêmes nécessités avec cent marcs ou avec unmarc. II ferait même très-avantageux au genrehumain davoir peu de métaux qui servent degages déchange, parce quaiors le commerceest bien pins facile : cette vérité est démontréeen rigueur. Les premiers possesseurs des minesfont à la vérité réellement plus riches dabordque les autres, ayant plus de gages déchangedans leurs mains ; mats les autres peuples aussi-tôt leur vendent leurs denrées à proportion : entrès-peu de temps Légalité sétablit, et enfinle peuple le plus industrieux devient en effetle pslus riche. ( t )

Personne nignore quel vaste et malheureuxempire les rois dEspagne acquirent aux deuxextrémités du monde, fans sortir de leur palais ;combien 1 Espagne fit passer d'or, dargent,demarchandises précieuses en Europe, lans endevenir plus opulente; et à quel point elleétendit fa domination en se dépeuplant.

Lhiíloire desgrands établissemens hollandaisdans línde est connue, de mêtne que celle descolonies anglaises qui sétendent aujourdhui de

( r ) £.es mines ont une valeur réelle pour le propriétaire*comme toutes les autres .productions; mais leur valeurbaisse à mesure que les métaux quon en tire deviennentcommuns, ce'qui arrive toutes les fois que les mines enfournissent plus quon nen consomme.

Observons aussi que les métaux presieuxqui font fi pro-pres à servir, non de signes de valeur, comme on Ta dîttrop souvent, mais de vaeuts connues, font en mêmstemps des denrées très-utiìes. II serait très-avr.orageuxpour riuimanité en général que largeut et lor íur-toutfussent très-eommuns.

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