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placent etVélèventd’eux-mêmes dans ces payslointains, où l’induílrie eit rare et nécessaire.Un de ces génies audacieux fut Mabíde la Bour-donnais, natif de S 1 Malo, le du Guay-Trouhide son temps , supérieur à du Guay. Trouìn parl’intelligence , et égal en courage. Il avait étéutile à la compagnie des Indes dans plus d’uaVoyage, et encore plus à lui-même. Un desdirecteurs lui demandant comment il avait bienmieux fait ses affaires que celles de fa compa-gnie? C’ejì , répondit-iì, f arc e que f ai suivi v$sinfractions dans tout. ce qui vous regarde , et que-je n'ai écouté que les miennes dans mes intérêts.Ayant été fait gouverneur de l'ìle de Bourbonparle roi, avec un plein pouvoir, quoiqu’aunom de la compagnie .. il arma des vaisseauxà ses frais , forma des matelots , leva des sol-dats, les disciplina » fit un comms'ce avanta-geux à main armée : il créa eu un mot l île deBourbon. 11 fit plus; il dispersa une escadreanglaise dans la mer de l’inde ; ce qui n’ëtaitjamais arrivé qu’à lui , et ce qu on n’a pas revudepuis; Enfin il assiégea Madtaís, etfoiqacettsville importante à capituler.
Les ordres précis do ministère français étaientde ne garder ancune conquête en t c r>e ferme:il obéit. II permit aux vaincus de racheter ieurville pour environ neuf millions de France, etservit air.fi le roi son maître et la compagnie Rienne fut jamais dans ces contrées ni plus utile niplusg’orieux On doit ajouter, pour i honneurde la Bourdonnais , que dans cette expéd’tionil se conduisit avec une politesse , une dou-ceur, une magnanimité dont les Anglais firentIéloge. 11s estimèrent et ils aimèrent leurvainqueur. Nous ne parlons q.ué d'après des