LA BOURDONNAIS, 95
^îîpw Anglais revenus de Madrafs, qui n’avaient nul
îceffaitt. intérêt de nous déguiser la vérité. Quand les
kSm. étrangers estiment un ennemi, it semble qu’ils'■Tnm avertissent ses compatriotes de lui rendre justice,««pat Le gouverneur de Pondichéri, Dupleìx , ré-íaitété prouva cette capitulation; il osa la faire casser.mì’m par une délibération du conseil de Pondichéri rtiiàïS et garda Madrafs, malgré la foi des traités et
Mii les lois de toutes les nations. 11 accusa la Bour-
iwtift donnais d’infidélité ; il le peignit à la cour deijièiçj France et aux directeurs de la compagnie com-me un prévaricateur qui avait exigé une rançonnuisis, trop faible , et reçu de trop grands présens Destei directeurs , des actionnaires joignirent leurspioìpi’a: plaintes à ces accusations. Les hommes en gé.
viifaî néral ressemblent aux chiens qui hurlent quand1 des fa', iìs entendent de loin d’autres chiens hurler.
; svar.ii. Enfin les cris de Pondichéri ayant animé le:lîlei! ministère de Versailles, le vainqueur de Madrafs,efcadti le seul qui dans cette guerre eut soutenu l’hon..in’etaíi neur du pavillon français, fut enfermé à la Pas.p ísrP ; ' tille par lttue de cachet, li languit dans cette«ciœi: prison pendant trois ans et demi, fans pouvoirjouir de la consolation de voir sa famille. Au! S bout de ce temps, les commissaires du conseil,jfyjii qu’on lui donna pour juges , furent forcés paretetfc l’évidence de la vérité, et par ie respect pour|nce j; ses grandes actions, de le déclarer innocent,ìiejit’. à Bertin, Pu n de ses juges, depuis ministred’Etat, fut principalement celui dont l’équité' nJí i;i lui sauva la vie. Quelques ennemis que fa ròr-tune, ses exploits et son mérite lui suscitaient^ à encore, voulaient sa mort. lis furent bientôt.faut satisfaits; il mourut au sortir de sa prison d'unej îtt! maladie cruelle que cette prison lui avait eau-^5 fée. Ce fut la récompense du service mémora-ble rendu à sa patrie.