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Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
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gg D U P L E I V.

leur commandant le comte d 'AuteuiL te soubaMouzafazirigue en une autre occasion fit diitri.buer douze cents cinquante mille livres à lapetite armée franqaise , et en donna autant à lacompagnie. M. Uap/erVeut encore une pensionde cent mille roupies, deux cents quarante millelivres de France, dont il ne jouit pas long-temps :un ouvrier gagne trois fous par jour dans linde:un grand a de quoi faire ces profusions.

Enfin , le vice-gérent dune compagnie mar-cbande requt du grand mogol une patente denabab. Les Anglais lui ont soutenu que cettepatente était supposée, que c'était une fraudede la vanité pour en imposer aux nations deiEurope dans linde. Si le gouverneur françaisavait usé dun tel artifice, il lui était communavec plus dun nabab et dun souba. On achetaità la cour de Déli de ces faux diplomés, quonrecevait ensuite en cérémonie, par un hommegpolìé soi-disant commissaire de lempereur. Maissoit que le souba Mçuzaferzingue et le nababCbandazaih , protecteurs et protégés de la com.pagnie franqaise, eussent en effet obtenu pourlegouverneur de Pondichéri çe diplomé impérial,í'oit quil Fût supposé ; il en jouissait hautement.Voilà un agent dune société marchande devenusouverain, ayant des souverains à ses ordres.Nous savons que souvent des Indiens le traitè-rent de roi, et fa femme de reine. M. de Bujsy ,qui sétait signalé à la défense de Pondichéri,avait une dignité qui ne se peut mieux exprimerque par le titre de général de la cavalerie dugrand mogol. 11 fêlait la guerre et la paix avecles Marates, peuple guerrier que nous feronssonnaìtre, qui vendait ses services tantôt aux