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tures peur tirer de lui de l’argent. Mille plaintes i»
de cette nature rendaient le nom français rat
odieux. Le nouveau gouverneur traita les In- iat
diens avec humanité, et ménagea un accom- ( I'Aîmodement avec les Anglais. Lui et AI. Saimders , dan
alors gouverneur de Madrass, établirent une fa
trêve en 175 s , et firent une paix condition- I «nelle. Le premier article était que l’un et l’autre k
comptoir renonceraient aux dignités indiennes; S!
les autres articles portaient des réglémens pour «
un commerce pacifique.
La trêve ne fut pas exactement observée. IIy a toujours des subalternes qui veulent toutbrouiller pour se rendre nécessaires. O’ailleurson prévoyait dès le commencement de 17 ç6une nouvelle guerre en Europe : il fallait s’ypréparer. On a prétendu que, dans cet inter-valle , l’avidité de quelques particuliers glanaitdans le champ du public, devenu stérile pourla compagnie; et que la colonie de Pondichériressemblait à un mourant dont on pille lesmeubles avant qu’il soit expiré.
ARTICLE IV.
Envoi du comte de Lalli dam f Inde. Quel étaitce général ; quels étaient ses services avantcette expédition.
I^OUK arrêter ces abus, et pour prévenir lesentreprises des Anglais encore plus à craindre,le roi de France envoya dans l’Inde de l’ìargentet des troupes. La France etl’Angleterrerecom-menqaient alors cette guerre de 1756 , dont leprétexte était un ancien traité de paix fortmal fait, Les ministres avaient oublié dans ce
L-