L A L L I.
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traité de spécifier les limites de l’Acadie, misé-rable pays glacé vers le Canada, Puisqu’on sebattait dans ces déserts septentrionaux del’Amérique, il fallait bien s’aller égorger aussidans la zone torride en Asie. Le ministère deFrance nomma pour cette entreprise le comtedt Lalli. C’était un gentilhomme irlandais dontles ancêtres suivirent en France la fortune desStuarts , maison la plus malheuieuse de toutescelles qui ont porté une couronne. Cet officierétait un des plus braves et des plus attachésque le roi de France eût à son service. 11 fit desactions de valeur dont ce monarque fut témoinà la bataille de Fontenoî. 11 fut qu’il portaitune haine irréconciliable aux Anglais, qu’ilavait dit aux soldats de son régiment: Marchezcontre les ennemis de la France et les vôtres ; netirez que quand vous aurez la sainte de voshayon» estes fur leur ventre > qu’il en avait blesséplusieurs de fa main ; et que malgré cette haine,il les avait tous secourus après faction. Tantde courage et de générosité touchèrent le roi ;il le fit brigadier sor le champ de bataille. LalBétait déjà colonel d’un régiment, de son nom.
Dans le temps même où Louis XF rassuraitfa nation par cette victoire de Fontenoi, Charles-Edouard , petit fils de Jacques ll, tentait uneentreprise inouïe qu’il avait cachée à Iquis XFlui-même. 11 traversait le canal de St Georgeavec sept officiers seulement pour tout secours,quelques armes et deux mille louis d’or em-pruntés , dans le dessein d’aller soulever l’Ecoffeen fa faveur par fa feule présence, et de faireune nouvelle révolution dans la Gtande-Bre-tagne. II aborda au continent de l’Ecosse le i çjuin 174 - 5 , environ un mois après la bataille deFontenoi. Cette entreprise, qui finit si malheu-