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reusement, commerça par des victoires ines-pérées. Le comte de Luili f ut le premier qui ima-gina de faire envoyer une armée de dix millefrançais à son secours. 11 communiqua son idéeau marquis d’Jrgenson, ministre des affairesétrangères, qui la saisit avidement. Le comteû '/Qrgenson, frère du marquis , et ministre de laguerre, la combattit, mais bientôt y consentit.Le duc de Ri hesieu fut nomme général de l’ar-mée qui devait débarquer en Angleterre aucommencement de Tannée 1746. Les glacesretardèrent l’envoides munitions et des canonsqu’on transportait par les canaux de la Flandrefrançaise. L’entreprise échoua ; mais le zèle deLallì réussit beaucoup auprès du ministère, et sonaudace le fit juger capable d’exécuter de gran-des entreprises. Celui qui écrit ces mémoires enparle avec connaissance de cause : il travaillaaveclui pendant un moispar ordre du ministre;il lui trouva un courage d’esprit opiniâtre,accompagné d’une douceur de mœurs que sesmalheurs altérèrent depuis, et changèrent enune violence funeste.
Le comte de Lalli était décoré du grand cor-don de S‘ Louis, et lieutenant-général desarmées , quand on l’envoya dans l’Inde. Lesretardemens qu’on éprouve toujours dans lesplus petites entreprises comme dans les gran-des ne permirent pas que l’escadre du comted ’Achè, qui devait potter le général et les se-cours à Pondíchéri, mît à la voile du port deBrest avant le 20 février 1747.
Au lieu de trois millions que M de SccbeBescontróleur-généra! des finances avait promis,M. de Adoras son successeur n’en put donnerque deux; et c’étaít beaucoup dans la criseeù était alors la France.