ÉTAT DE L’ INDE. 109
Tous les anciens habitans de l’fnde font res-tés fidelies au cuite étaux usages des brames,usages consacrés par le temps , et qui sont fans00 n r redit ce qu’on connaît de plus ancien furla terre.
11 relie encore dans cette partie dç l’Tndequesoues-unsdeces antiques monumens échap-pés aux ravages da temps et des révolutions; ils.exerceront encore long temps la curieuse saga-cité des philosophes. La pagode de Sbalembroumest de ce nombre ; elle est située à deux lieuesde la mer et à dix de Pondichéri ; on la croitantérieure aúx pyramides d’Egyptp: les favansappuient cette opinion fur ce que les inscrip-tions de ce temple font dans une langue plusancienne que le hanfcrît, qui aujourd’hui n’estpresque plus entendu: or les premiers livresécrits dans la langue sacrée du hanfcrit ont en-viron cinq mille ans d’antiquité, selon M. Fol-well; donc, dìfent-ils, leînonuœentde Sbalcnt-broum est beaucoup plus ancien que ces livres.
Mais c’est à Bénarès furie Gange que font legouvrages les plus anciens des hommes, si onen veut croire les brames, qui exagèrent pro-bablement. Les figures du lìngatn , et la.vénéra-tion qu’on a pour elles dans ces temples, sontencore une preuve de l’antiquité laplus reculée.Ce lingam est l’origine du phaU ou phallus desEgyptiens, et du priape des Grecs.
On prétend que ce symbole de la réparationdu genre humain ne put obtenir un culte quedans 1 enfance d'un monde nouveau, qui habi-tait en petir nombre les ruines dela terre. II estprobable qu’on ne put exposer ces .figures auxyeux, et les révérer, que dans les temps d’un.esimplicité innocente, qui, loin de rougit deg