ÍIO ÍTAT DE l’inde.
bienfaits des dieux, osait les en remercierpubli-quement. Ce qui fut d’abord un sujet de cultedevint ensuite un sujet de dérision, quand le*mœurs furent plus raffinées. Peut-être en res- -
pectant dans les temples ce qui donne la vie, j
était-on plus religieux que nous ne le sommesaujourd’hui, en entrant dans nos églises armésen pleine paix d’iin fer qui n’est qu’un instiu- 'ment d’homicide.
Le plus grand fruit qu’on peut retirer de ceslongs et pénibles voyages n’est ni d aller tuerdes Européens dans l’índe, ni de voler des rasasqui ont volé les peuples, et de s’en faire donnerl’abfolution par un capucin transporté de Bayon-ne à la côte de Coromandtl; c’est d’apprendreà ne pas juger du reste de la terre par son clocher.
11 y a encore une autre race de mahométansdans l’inde, c’est celle des Arabes qui, environdeux cents ans après Ma 1 omet, abordèrent à lacôte de Malabar; ils subjuguèrent avec facilitécette contrée, qui, depuis Goa jusqu’au capComorin, est un jardin de délices, habité alorspar un peuple pacifique et innocent, incapable |également de nuire et de fe défendre. Ils fran-chirent les montagnes qui séparent la région deCoromandel de celle du Malabar, et qui sontla cause des moussons C’est cette chaîne de mon-tagnes habitées aujourd’hui parles Mara tes. \
Ces Arabes allèrent bientôt jufqu’à Déli, don- |nèrent une race de souverains à une grande par-tie del’tnde.Cette race fut subjuguée par Tanter - ^
lan, ainsi que les naturels du pays. On croît 1qu’une partie de ces anciens Arabes s'établitalors dans la province du Candahar, et fut con-fondue avec les Tartares, Ce Candahar est l’an-'