DES BRAMES.
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ARTICLE VII.
Des Brames.
TTocte la grandeur et toute la misère del’esprit humain s’est déployée dans les anciensbrachmanes et dans les brames leurs succes-seurs. D’un côté , c’est la vertu persévérante ,soutenue d’uneabstinence rigoureuse; une phi-losophie sublime , quoique fantastique , voiléepar d'ingénieuses allégories ; l’horreurdel’effu-fion du sang; la charité constante envers leshommes et les animaux. De l’autre côté, c’estla superstition la plus méprisable. Ce fanatisme,quoique tranquille, les a portés, depuis desfiècles innombrables, à encourager le meutrevolontaire de tant de jeunes veuves qui se sontjetées dans des bûchers enflammés de leursépoux. Cet horrible excès de religion et degrandeur d’ame subsiste encore avec la fameuseprofession de foi des brames , que DIEU ne veutAe nous que la charité et les bonnes œuvres. La terreentière est gouvernée par des contradictions.
M. Scraftou ajoute qu’ils font persuadés queDIEU a voulu que les différentes nations eussentdes cultes différens. Cette persuasion pourraitconduire à l’indifférence; cependant ils ont ì'en-thousiasme de leur religion , comme s’ils lacroyaient la feule vraie, ìa feule donnée pardieu même.
La plupart (fentr’eux vivent dans une molleapathie. Leur grande maxime, tirée de leursanciens livres, est qu il vaut mieux s'ajseoir queAe marcher ,se coucher que de s’ajseoir, dormir queAe veiller , et mourir que de vivre. * On en voit