B E S BRAMES. II?
pourtant beaucoup fur la côte de Coromandelquisortent de cette léthargie pour fe jeter dansla vie acitive. Les uns prennent parti pour lesFrançais, les autres pour les Anglais ; ils ap-prennent les langues de ces étrangers, leurfervent d’interprètes et de courtiers. II n’estguère de grand commerçant fur cette côte quin’ait son brame, comme on a son banquier. Engénéral on les trouve fidelles, mais fins et ru.fés. Ceux qui n’ont point eu de commerce avecles étrangers ont conservé, dit - on, la vertupure qu’on attribue à leurs ancêtres.
M. Íírct/ícoîetd’autresont vu entre les mainsde quelques brames des éphémérides composéspar eux - mêmes, dans lesquels les éclipses fontcalculées pour plusieurs milliers d’années.
Le savant et judicieux M. k Gentil dit qu’ila été étonné de la promptitude avec laquelleles brames fesaient en sa présence les plus longscalculs astronomiques. 11 avoue qu’ils connais-sent la préceísion des équinoxes de temps im-mémorial. Cependant il n’a vu que quelquesbrames du Tanjaour vers Pondichéri ; il n’apoint pénétré , cotmme M llolwel !, jusqu’à Bé-narès, l’ancienne école des bracmanes ; il n’apoint vu ces anciens livres que les brames mo-dernes cachent soigneusement aux étrangersetà quiconque n’est pas initié à leurs mystères.M. le Gentil n’a levé qu’un coin du voile fouslequel les fa van s brames se dérobent à la cu-riosité inquiète des Européens ; mais il en avu assez pour être convaincu que les sciencesfont beaucoup plus anciennes dans l’índe qu’àla Chine même. (a)
(ct) Voyez les mémoires de la Chine, rédigés par du Hat<ie.il y est dit que dans le cabinet des antiques de l’emperíurCamihi , les plus anciens monument éteint indiens..