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le champ mettre le siège devant Fimportanteplace de Saint David.
11 n’y avait pas un moment de perdu chez lesdeux nations rivales; pendant que l’on prenaitGoudelour. une flotte anglaise commandée parramiral Pocok attaquait celle du comte d’Jchè,à la rade de Pondiahéti. Des hommes blessés outués, des mâts brisés, des voiles déchirées,des agrès rompus furent tout l'effet de cette ba-taille indécise. Les deux flottes endommagéesrestèrent dans ces parages également hors d’é-tat de se nuire. La française était la plus mal-traitée : elle n’avait que quarante morts ; maiscinq cents hommes étaient blessés : le comted’Acbé et son capitaine Fêtaient aussi ; et aprèsla bataille on eut encore le malheur de perdreun vaisseau de soixante et quatorze canons quiéchoua fur la côte. ( ; ) Mais une preuve évi-dente que l’amiral français (»•) partagea avecl’amiraì anglais l’honneur de la journée , c’estque l’Anglais ne tenta point de jeter du secoursdans le fort Saint.David assiégé.
Tout s’oppofait dans Pondichéri à l’entreprisedu général. Rien n’était prêt pour le seconder.H demandait des bombes, des mortiers, desoutils de toute espèce, on n’ee avait point.Le siège traînait en longueur; on commençaità-craindre Passion t de l'abandonner ; l’argentmême manquait. Les deux millions apportésfur la flotre, et remis au trésor de la compagnie,
(3) I,e vaisseau était celui 6» capitaine Bouvtt ,, ofHcierde la compagnie. II avait montré dans cette bataille u ftcourage et une habileté qui eussent fait honneur à rofficiede marine le plus expérimenté
(n) Nous donnons le nom d’amiral au chef d’escatlre »parce que c’tst le titre des chefs d’elcadre anglais. Le grand;amiral eilen Angleterre ce qu’ell Pamiral en France.