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canon à boulets, dont il fut très-endommagé.Cette étrange méprise, ou cette méchancetéde quelques subalternes, fut d’un très-mauvaisaugure pour les matelots toujours superstitieux,et même pour Lalli qui ne l’était pas.
Ce commandant avait en perspective le bâtonde maréchal de France , q u'il croyait pouvoirobtenir, s’il opérait une grande révolution dansTlnde, et s’tl réparait Thonneur des armesfrançaises, peu soutenu alors dans les autresparties du monde. Sa seconde passion étaitd’humilier la grandeur anglaise, dont il étaitTennemi implacable.
Dès qu’il fut arrivé, il assiégea trois places ;Tune était Goudelour , ville commerçante, etdéfendue par un petit fort à quatre lieues dePondíchéri; la seconde Saint David , citadellebien plus considérable; la troisième Divicotey ,qui se rendit à son approche. II était flatteurpour lui d’avoîr sous ses ordres. dans ses pre-mières expéditions , uncomte d'Estaing . descen-dant de ce d Ejîaing qui sauva la vie à Philippe -Auguste à la bataille de Bovines, et qui transmità sa maison les armoiries des rois de France;un Grillon arrière-petit-fils de ce Crillon sur-nommé le brave , digne d’être aimé du grandHenri V; un Montmorenci , un Con flans, dontla maison est si ancienne et si illustre ; un la Fart-et plusieurs autres officiers de la premièrequalité. Ce n’était pas Tu sage qu’on fît servir desjeunes gens d’un grand nom dans l’índe, 11 estvrai qu’il eut fallu avec eux plus de troupes etplus d’argent. Cependant le comte d ’Fstaingavait investi Goudelour, et le surlendemain laplace s’était rendue au général Lalli , qui,&W* ds cette florissante jeunesse, alla fur