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solennel de leurs cours gothiques. Nous à von sremarqué que ces jugetnens de DIEU furent con-damnés à la cour de Rome, plus sage que lesautres, et plus digne alors de donner des loisdans tout ce qui ne touchait pas a son intérêt,Nous avons traité ailleurs cette matière, (y)Nous ne ferons ici qu’une réflexion. CommentTerreur, la démence et le crime, ayant presqu’entout temps gouverné la terre entière, les hom-mes ont-ils pu cependant inventer et perfection,ner tant d arts merveilleux , faire de bonnes loisparmi tant de mauvaises , et parvenir à rendre layie non-seu!ement rolérable dans tant de cam.pagnes, mais agréable dans tant de grandesvìlses, depuis Meaco, la capitale du Japon,juseu'à Paris, Londres et Rome ? La véritableraison est, à notre a vis, l’instinet donné à l'hom>me. II est pouffé , malgré lui, à s’établir en so-ciété , à se procurer le nécessaire et ensuite lesuperflu; à réparer toutes fes pertes et à cher-cher ses commodi'és ; à travailler fans cesse soità l’utiie, soit à 1 agréable. II ressemble auxabeil-les : elles se font des habitations commodes,on les détruit, elses les rebâtissent; la guerresouvent s’aiiume entr’elles; mille animaux lesdévorent: cependant la race fe multiplie ; lesruches changent, 4’efpèce subsiste impérissable.Elle fait par-tout son miel et sa cire, fans queles abeilles de Pologne viennent d’Egypte , nique celles de la Chine viennent d'Icalte.
f» Essai fur rhiíloire générale des inaars et tle l’effrit desnations, chap- XXII.