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avons vu Abàala commencer les siens, aprèsavoir volé quelques bestiaux à ses hordes voisi-nes , et comme a commencé Sb a- Nadir, Bien-tôt il ravagea la moitié de la Perse. On Peût em-palé, s’il eût été pris : ses vols furent heureux,et il fut roi. On dit qu’îl entra dans Ifpahan, etqu’il en fit égorger tous les citoyens : enfin ilsoumit tous les peuples depuis le nord de lamer d’Hírcanie jusqu’à Ormus.
La raison de tous ses succès n’est pas qu’il fûtplus brave que tant de capitaines qui le combat-tirent; mais il avait des troupes plus endurciesaux fatigues et mieux disciplinées que celles delès voisins; mérite qui, après tout, n’est pasplus grand que celui d’un chasseur qui a demeilleurs chiens qu’un autre, mais, mérite quidonna presque toujours la victoire et Pempire,
C’tst Tamerlan qui arrêta un moment les in-vasions des Turcs dans FEurope, lorsqu’il pritBajezet prisonnier dans la célèbre bataille d’An-cire, 11 est arrivé en Angleterre , par une singu-lière fantaisie, qu’un poète de ce pays, ayantcomposé une tragédie sur Tarnerlan et Bajazet ,dans laquelle Tamerlan est peint comme un libé-rateur, et Bajazet comme un tyran-, les Anglaisfont jouer tous les ans cette tragédie le jouroù l’on célèbre le couronnement du roi Guil-laume lll y prétendant que T-nierlan est Guill.u-me, et que Bajazet est Jacques J L 11 est claircependant que Tamerlan est encore plus usur-pateur que Bajazet.
Ce héros du vulgaire, dévastateurd’une gran-de partie du monde, conquit la partie septen-trionale de Tlnde jusqu’à Lahor et jusqu’auGange, par lui ou par ses fils, en très-peud’années. Férijìba aísure qu’ayant pris dans