T A, M Ë R L A N.
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Déli cent mille captifs, il les fit tous égorger;qu’on juge par-!à du reste. La conquête n’étaitpas difficile ; ii avait à faire à des Indiens ; ettout était partagé en factions. La plupart de cesinvasions subites, qui ont changé la face de laterre, furent faites par des loups qui entraientdans des bergeries ouvertes. 11 est assez connuque lorfqu’une nation est aisément soumise parun peuple étranger, c’est pares qu’elie étaitmal gouvernée.
L’auteur persan qui raconte brièvement unepartie des victoires de Tamerlan , et qui paraitsaisi d’horreur à toutes ses cruautés, n’est pointd’accord avec les autres écrivains fur une infinitéde circonstances. Rien ne nous prouve mieuxcombien il faut fe défier de tous les détails derhistoire. Nous, ne manquons pas en Europed’auteurs qui ont copié au hasard des écrivainsasiatiques plus ampoulés que vrais, comme ilsie font presque tous.
Parmi ces énormes compilations nous avonsY Introduction à l’hifoiregénérale et politiqut de f unirvers , commencée par M. le baron de Puffèndorf, com-plétée et continuée jusqu!en 174; par M- Brutpen dela Martini ère , premier géographe de fa majeflé catho-lique , secrétaire du roi des deux Siciles et du conseilde fa mijefté.
Cet écrivain, d’ailleurs homme, de mérite,avait le malheur den’êtreen effet que le secré-taire des libraires de Hollande. Il dit (2) queTamerlan entama les Indes par ses ravages auCaboulestan, et revint fur la fin du quatorzièmesiécle dans ce même Caboulestan qui avait cruf onvoir secouer impunément sa domination et qu'ilchâtia les rebelles. Le secrétaire d'un valet de
Tome VII, pa^es et r L.