ET INCONNU.
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Ce peuple asiatique, aussi innocent, aussirespectable queles Pensilvaniens de l’Amériqueanglaise , n’eít pas pourtant exempt d’une su-perstition grossière. II est très-compatible que lavertu la plus pure subsiste avec les rites les plusextravagans. Cette superstition même des Vish-napotiens parait une preuve de leur antiquité,L’espèce de culte qu’ils rendent à la vache,affaibli dans le reste de l’Inde, s’est conservéechez cette nation isolée dans toute la simplicitécrédule des premiers temps. Quand la vacheconsacrée meurt, c’est un deuil universel dansle pays. Une telle bêtise est bien naturelle dansun peuple à qui l’on avait fait accroire que desmilliers de puissances célestes avaient été chan-gés en vaches et en hommes. Le peuple révèreet chérit dans fa vache consacrée la naturecéleste et la nature humaine. Si nous nous aban-donnions aux conjectures , nous pourrionspenser que le culte de la vache indienne estdevenu dansl’Egypte le culte du bœuf Notreidée serait toujours fondée fur l’impoffibilitéphysique et démontrée que l’Egypte ait étépeupjlée avant l’Inde. Mais il se pourrait très-bien queles prêtres del’índe et ceux d’Egypteeussent été également ridicules, fans rien imiterles uns des autres.
La doctrine, la pureté, la sobriété, la justicedes anciens brachmanes s’est donc perpétuéedans cet asile. 11 serait bien à souhaiter queM. Holwell y eût séjourné plus long . temps. IIserait entré dans plus de détails; il auraitachevé ce tableau si utile au genre humaindont il nous a donné l’esquisse. Tous lesAnglais avouent que si les brames de Calcuta ,de Madrass, de Mazulipatan , de Pondichéri,hés d’intérêt avec les étrangers, en ont pris