r6r ETAT DE L’ 1 N D E.
tous les vices, ceux qui ont vécu dans laretraite ont tous conservé leur vertu. A plusforte raison ceux de Vishnapor, séparés du restedu monde, ont dû vivre dans la paix de l’in.nocence , éloignés des crimes qui ont changéla face de l’Inde, et dont le bruit n’a pas étéjusqu’à eux. 11 en a été des brames comme denos moines : ceux qui font entrés dans lesintrigues du monde , qui ont été confesseursdes princes et de leurs maîtresses, ont faitbeaucoup de mal. Ceux qui font restés dans la■solitude ont mené une vie insipide et innocente.
A R .T I C L E : X X X V I.
Des provinces- entre lesquelles f empire de f Indeétait partagé, vers fan - 1770, et particu-lièrement de la république des Se'ikes.
Si toutes les nations dé la .terre avaient puressembler aux Pensilvaniens, aux habitans de"Vishnapor „ aux anciens Gangarides, l’histoiredes événemens du, monde.serait courte; ona'étudierait que ce'le de la nature. II faut mal-heureusement quitter la contemplation du seulpavs de notre continent, où l’on dit que leshommes-font bons, pour retourner au séjourdc la méchanceté. .
Le lecteur peut se souvenir que le colonelClive à la tête d’un. corps de quatre millehommes , avait vaincu et pris dans le Bengalele souverain Smàia-Doula , comme FernaniCortez avait pris Mwtezuma- dans le ÏYIéxiqueau milieu de ses troup.es innombrables. On la vusomment cet officier, au seryice de la compagnie,