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DEFENSE
II est encore très-faux qu’iín’eût point de ma-tières premières, car il se les donna. T1 établitdans les ports, pour le service de la marine, les ma-nufactures et les magasins de tout ce qu’on ache-tait avant lui chez les Hollandais. II eut auffi lamatière première de 'a foie en pressant les planta-tions des mûriers. Je fais par expérience de quelleprodigieuse utilité est cette entreprise. L’auteurde l’article Vingtième ne le savait pas ; et je fuisen droit de rendre témoignage eji ce point à la sa-gesse d u ministre.
C’eít la mode aujourd’hui de dégrader lesgrands-hommes ; mais si les critiques veulent sesouvenir qu’ils doivent aux foins infatigables dece ministre toutes lès manufactures qui contri-buent à l’aifance de leur vie, depuis les tapisseriesdes Gobelins jusqu'aux bas au métier, ils connaî-tront qu'il y aurait non-seulement de Finjustice àse plaindre de lui, mais encore de l’ingratitude.
II me semble que Boìieau avait raison, dansces temps alors heureux, de dire à Louis XIVqu’il peindrait. . . .
Les soldats Jans la paix doux et laborieux,
Nos artisans groífiers rendus industrieux,
Et nos voisins frustrés de ces tributs servilesftue payait àleur art le luxe de nos villes.
Je ne m'attendais pas qu’on dùt faire à LouisXIV et à son ministre un reproche de rétablisse-ment de la compagnie des Indes ; elle n’était parnécessaire peut-être du temps de Henri IV. Onconsommait alors dix fois moins d’épiceries quede nos jours. On ne connaissait ni café, ni thé,