DOUTES SUR LE TESTAMENT
“ Je ne veux que cette seule raison. Le testa-ment, fût-il aussi bien fait qu’il Lest mal ; fût-il eneffet ce qu’il n’est point du tout, (un vrai testa-ment politique ) fút-il un développement sagefit profond de la conduite que Louis Xlll devaittenir avec toutes les puissances de F Europe, avecses alliés et ses ennemis , clans la crise ìa plus vio-lente, avec sa femme, avec son frère, avec lesprinces de son sang, et ses généraux et ses mi-nistres ; en un mot i’ouvrage fût-il digne du car-dinal de Richelieu , j’,oserai? croire encore qu’iln’en est point sauteur. Je vous dirais qu’il n’estpas dans la vraisemblance qu ’Agrippa fasse un teltestament politique pour Auguste , ni Séjan pourTibère , ni la Trimouille pour Charles Vil, niGeorge d’Amboise pour Louis XII , ni Voiseypour Henri VIII, ni lìuckingbam pour Jac-ques I, nì Olivarès pour Philippe IV, ni enfinRichelieu pour Louis XIII. Un ministre dit à sonmaître de vive voix tout ce qu’il croît important,et sur-tout il ne fait point de testament pourlui dire des choses vagues, .inutiles et fausses. ”Scìlicet ìs magnis labor est , ea cura petentes
Sollicitât .
ct Ces sortes de livres font d’ordinaire le par-tage des politiques oisifs. Quand le duc de Sullidans fa retraite fit composer ses mémoires par sessecrétaires, il ne donna point de leçons d’en-fans à Louis XIII. ” /
“ Vous avez beau employer toutes les ressour-ces de votre esprit, vous avez beau recueillirquelques maximes éparses dans le testament