DES EDITEURS. 2rz
fables absurdes ; cet homme fera-tssl intolérant?non, sans doute. A 3a vérité, comme ses preuvesfont d’un autre genre, comme les fondemensde ses opinions font appuyés fur des principesd’une autre nature, le devoir d’être tolérant elïfondé pour lui fur d'autres motifs. S’il regardeComme des insensés les sectateurs des différentesreligions, fe croira-t-il en droit de traiter com-me un crime une folie qui ne trouble pas Tordrede la société, de priver de leurs droits des hom-mes que l’efpèce de démence dont ils fontatteints ne met pas hors Tétât de les exercer?Peut-il ne pas les supposer de bonne foi? carTexiílence même des fourbes qui professent une :croyance qp’ils n’ont pas, suppose celle desdupes aux dépens de qui ces fourbes vivent ets'enrichissent. II faudrait qu’il y eût un moyen deprouver juridiquement que tel homme qui professeune opinion absurde ne la croît pas; et Ton Rntque ce moyen ne peut exister. If idée mêmequ’une telle opinion particulière peut être dan-gereuse par ses conséquences n autoriserait pasune loi d’intolérance. Une opinion qui prescriraitdirectement la sédition ou Tassaílinat comme undevoir, pourrait seule être traitée comme un délit;mais dans ce cas, ce n’est plus d’intolérancereligieuse qu’il s’agit, mais áe Tordre et durepos de la société.