256 SI LA TOLERANCE
luthérien, lccalviniste, -'anabaptiste, le socinien,le memnouiste, le morave et tant d’autrês, viventen frères dans ces contrées, et contribuent égale-ment au bien de la société.
On ne craint plus en Hollande que les disputesd’un (f) Go»iar fur la prédestination fassent tran-cher la tête au grand-penlionnaire. On ne craintplus à Londres que les querelles des presbytérienset des épiscopaux , pour une liturgie et pour unsurplis , répandent le sang d’un roi fur un écha-faud. ( k ) L’Iilande peuplée et enrichie ne verra
(/) Françoit Gomar était un théologien protestant; ilsoutint, contre Arminius son collègue, que DIEU a des-tiné de toute éternité la p'us grande partie des hommes àêtre brûlés éternellement : ce dogme infernal fut soutenucomme il devait l’être par la persécution. Le grand.pension»H 3 ire Bnrncve.lt i qui était du parti contraire à Gomar , eutla tête tranchée à sage de 71 sus , le rz maï 15*9 , pouravoir contristé au pojjìblt l'Eglìse de DIEU.
( k) Un déclamateur , dansi’apoìogie de la révocation deTédit de Nantes, dit en parlant de VAngleterre - Une faujsereligion devait produire nécejsairement de tels fruits ; iL enrestait un seul à mûrir , ces insulaires le recueillent , c'* c fl lemépris des nations, N faut avouer que fauteur prend bienmaison temps pour dire que les Anglais font méprisables etméprisés de toute la terre. Ce ifeft pas, ce me semble,lorfqu’une nation signale fa bravoure et sa générosité,lorfqiselle est victorieuse dans les quatre parties du inonde,qu’on est tien reçu à dire qu’elle est méprisable et méprisée.C’est dans un chapitre fur l'in tolérance qu’un trouve cesingulier passage. Ceux qui prêchent l’ituolérance méritentd'écrire ainsi. Cet abominable livre, qui semble tait par lefou de Verbtries , est d'un humilie fans mission; car quelpasteur écrirait ainsi? La fureur est poussée dans -ce livrejuí'qu’à justifier îa St Bunhéìemi. On croirait qu’un telouvrage , ren pli défi affreux paradoxes, devrait être entreles mains de tout le monde, au moins par la singularité ;pependant à peine est-il connu.
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