EST DANGEREUSE, etc. 257
plus ses citoyens catholiques sacrifier à dieu pen-dantdçux mois ses citoyens protestant, les enterrervivans, suspendre les mères à des gibets, attacherles filles au cou de leurs mères et les voir expirerensemble ; ouvrir le ventre des lemmes enceintes,en tirer les enfans à demi-formés, et les donner àmangef aux porcs et aux chiens ; mettre un poi-gnard dans la main de leurs prisonniers garrotés,et conduire leurs bras dans le sein de leurs femmes,de leurs pères, de leurs mères, de leurs filles, s’ima-ginant en faire mutuellement des parricides, et lesdamner tous en les exterminant tous. C’est ce querapporte Rapn Thoyras , officier en Irlande, pres-que contemporain ; c’est ce que rapportent toutesles annales, toutes les histoires d'Angleterre, et cequi fans doute ne fera jamais imité. (1) La philo-sophie , la seule philosophie, cette sœur de la re-ligion, a désarmé des mains que la superstitionavait si long-temps ensanglantées ; et l’esprithumain, au réveil de son ivresse, s’est étonné desexcès où Pavait emporté le fanatisme.
Nous-mêmes, nous avons en France une pro-vince opulente, où le luthéranisme l’emporte surle catholicisme. L’université d’Alsace est entre lesmains des luthériens : ils occupent une partie descharges municipales ; jamais la moindre querellereligieuse n’a dérangé le repos de cette province,depuis qu’elle appartient à nos rois. Pourquoi ?
( 1 > Tout a tellement changé qu’en Irlande mime lesprotestans se sont cotisés pour faire bâtir des chapelles àleurs frères catholi met» , que la pauvreté oiï l’ancienneintolérance les a réduits , mettait hors d’état d’en élever àleurs dépens»
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