ONT É T é TOLERANS. 27§
gardait les manteaux des exécuteurs, certes iln’agissait pas cn citoyen romain.
Les premiers chrétiens n’avaientrien fans douteà démêler avec les Romains ; ils n’avaient d’en-nemisqueles Juifs, dont ils commençaient à seséparer. On sait quelle haine implacable portenttous les sectaires à ceux qui abandonnent leursecte. IÌ y eut sans doute du tumulte dans les sy-nagogues de Rome. Suétone dit dans la vie deClaude : Judœos impuìjòre Cbrifto ajjiduè tumuUtuantes Koma expulit. Il se trompait, en disantque c’était à l’instigation de christ : il ne pou-vait pas être instruit des détails dstin peuple austiméprisé à Rome que l’était le peuple juif ; mais ilne se trompait pas fur l'occasion de ces querelles.Suétone écrivait fous Adrien dans le second siècle;les chrétiens n’étaient pas alors distingués desJuifs aux yeux des Romains. Le passage àvSuèton?fait voir que les Romains, loin d’opprÍHier lespremiers chrétiens, réprimaient alors les juifsqui les persécutaient, ils voulaient que la synago-gue de Rome eût pour ses stères séparés la mêmeindulgence que le sénat avait pour elle ; et lesJuifs chassés revinrent bientôt après; ils parvin-rent même aux honneurs , malgré les lois quiles en excluaient : c’est Dion Cajjìus et Ulpieitqui nous l’apprennent. ( s ) Est - il possiblequ’après la ruine de Jérusalem les empereurs
pendant les Romains fermaient Consenties yeux quand lesJuifs exerçaient Je jugement du zèle, c’ est «à dire, quan ídans une émeute fuMte ils lapidaient par zèle celui qu’iîscroyaient avoir blasphémé.
Ct) Uîpiamts L—tit. II. Eis qui judaïcam fuperstitionemfcquumur ìianoru apipijcipermifcruntetc.