11 n’estpas croyable que jamais il y eût une inqui-sition contre les chrétiens fous ks empereurs, c'est-à-dire , qu’on soit venu chez eux les interroger furleur croyance. On ne troubla jamais fur cet arti-cle ni juif, ni syrien , ni égyptien , ni bardes, nidruides, ni philosophes. Les martyrs furent doncceux qui s’éievèrent contre les faux dieux, C’étaitune chose très-fage, très-pieuse de n’y pas croire jmais enfin, si non contens d’adorer un Dieu*enesprit et en vérité , ils éclatèrent violemmentcontre le culte requ , quelque absurde qu’il pûtêtre, on est forcé d’avouer qu’eux-mêmes étaientintolérans. (;)
TertuUien , dans son apologétique, avoue Qy)qu’on regardait les chrétiens comme des factieux :l’accufation était injuste; mais elle prouvait quece n’était pas la religion feule des chrétiens quiexcitait le zèle des magistrats. 11 avoue ( 2 ) queles chrétiens refusaient d’orner leurs portes debranches de laurier dans les réjouissances publi-ques pour les victoires des empereurs : on pouvaitaisément prendre cette affectation condamnablepour un crime de lèfe-majesté.
(A). S’iJs s’étaient contentés d'écrire et cl? prêcher, íl estvraisemblable qu’an les eút laissés tranquilles ; mais !erefus de prêter lessermens les rendit suspects dans une con-stitution où l'on fesait un grand usage des fermens. Le refusde prendre une part publique aux fêtes en Thonneur desempereurs était une espèce de crime dans un temps oùTempire était fans cesse agité par des révolutions. Les in-sultes qu'sts commettaient contre le culte reçu étaient pu-nies avec sévérité et avec barbarie dans des siècles où lesmœurs étaient féroces, où l’huraaitité n’était point respec-tée, où ^administration des lois était irrégulìère et violente.
♦jOChap. XXXíX. (D Chap. XXXV,