souvent des séditions dans Antioche, ville tou-jours turbulents , où Ignace était évêque secretdes chrétiens : peut-être ces séditions, maligne-ment, imputées sux chrétiens innacens, excitèrentl’atíenuon du gouvernement, qui fut trompé,comme il tíl trop souvent arrivé.
S‘ Siméon, par exemple, fut accusé devant Sa.p or d’être i’espion des Romains. L’histoire de sonmartyre rapporte que ie roi Sap or lui proposa
Cation : Nous ordonnons qu 9 Ignace , qtá se glorifie de porteren lui le crucifié , sera mie aux fers etc . l/n sophiste ennemides chrétiens pouvait appeler J HSUS*CHRl S T U crucifié;mais ii n'est guère probable que dans un arrêt on se sueservi de ce ternie, se supplice de la croix é*ait íì usitéchez les Romains , qu’ou ne pouvait dans le style des loisdésigner par le crucifié l’objet du culte des chrétiens, et cen'est pas ainsi que les lois et les empereurs prononcentleurs jugemeus.
On fait ensuite écrire une longue lettre saint Ignaceaux chrétiens de Rome : Je vous ccris y dit.il, tout enchaînéane je fuis* Certainement, s'illni fut permis d'écrire auxchrétiens de Rome , ces chrétiens n'étaient donc pasrecherchés» Trajan n’avait donc pas dessein de soumettreleur Dieu k son empire ; ou si ces chrétiens éraient fousle fléau de la persécution, Ignace commettait une très-grande imprudence en leur écrivant; c'ctait les exposer*les livrer. c'étaitse rendre leur délateur.
II semble que ceux qui ont rédigé ces actes devaient avoirplus d’égard anx vraisemblances et aux convenances.Le martyre de saint Polycarpz fait naître encore plus dedoutes. 11 est dit qu'une voix cria du haut du cielî Courage .Pcfytarpe ! que les chrétiens ('entendirent, mais que lesautres n’entenrlirent rien ; ìl est dit que quand on eut liéPol}carpe au poteau , et que le bûcher fut en flammes, cesflammes s’écartèrent de lui et formèrent un arc au»deflusde fa tête, qu’il en sortit une colombe , que le saint respectépar le feu exhala une odeur d’aromate qui embauma toutel'assemblée; maïs que celui dont le feu n’ofaìt approcherne put résister au tranchant du glaive. Ii faut avouer qu’oiâdoit pardonner à ceux qui trouvent dans ces histoires plu*de piété que de vérité.