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Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
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3 I0 SI L’ilSÍ TOLERANCE

lis appuient leur sentiment sur ce qu’il n’est iéseti

parlé d’aucun acte religieux du peuple dans le cote,

années pnnr conserver les vêtemens et les chaussures de nairei

son peuple. Ils disent qu’il r.’elì pas vraisemblable qu'»a fcj k

eût tant de graveurs de caractères , lorsqti’on manquait j-î«!

des arts les plus néeesslires , et qu’un ne pouvait même ft,j e

laite du pain: ct fi en leur dit que les colonnes du taber- (îtitiu

nade étaient d’airain, et les chapiteaux d’arg.-nt massif,- JaVultHs répondent que l’ordre a pu en Être donné dans le désert,mais qu’il ne fut exécuté que dans des temps plus heureux. (le p,

Ils ne peuvent concevoir que ce peuple pauvre ait deman-dé. u n veau d’or massif pour l’adorer au pied de la montagne j ;i; (ir.êœs où DIEU parlait à Moïse , au milieu des foudres et jjjjj,des éclairs q m; ce peuple voyait, et au son de la trompettecéleste qu’il entendait. Ils s’étonnent que la veille du jour tzài,|rr.íme où Moïse descendit de la montagne , tout ce peuplese s ït adresi'é au frère de Moïse pour avoir ce veau d’or w f ÎEnuisis, Comment Aaron le jeta-t-il en font* cn un feu! jour 7comment ensuite Mcïseìo réduisit-iì en poudre? 11s disentqu'iï eEt impossible à tout artille de faire en moins de trois ^

mois t:i.e statue d’or, et que pour la réduire cn poudre £a!(!

quY.u y pille avaler, fart de la chymie la plus savante ne ^suffit pas; ainsi la prévarication à'Aaron et f opération de w j[Moïse auraient été deux miracles. £trl j

L’hutîiauité, la bonté de cœur qt;i les trompe , les f m-pêche de croire que As.y; ait fait égorger viagt-trois mille aisîfpersonnes pour expier ce péché : ils n’imagisiunt pas quevingt-trois mille hommes se soient ainsi laissés massacrer .tpptljipar des lévites, à moins il'u n troisième miracle. Enfin ilstrouv'nt étrange t^n'Aaf&n , le plus coupable de tous, ^ait été récompensé du crime dont les autres étaient si hor- qriblement punis, et qu’il ait été fait graud-prétre , tandisque les cadavres de vingt trois mille île ses frères fmglans ^étaient entassés au pied de l’aulel où il allait sacrifier. :eSpat’

Ils font les mêmes difficultés fur U-s vingt-quatre milleIsraélites massacrés par sortie de Moïse, pour expier la ^faute l’nn foui qu’on avait surpris avec unt fille madianite. ^

O.i voit tant de rois juifs, et fur.tout Salomon, épouser ^jinpnna oent des étrangères, que ces- critiques ne peuvent wadme. ,. que l’aliiance d’une madianite ait été un si grand j!i; tîs f a ’crime; iïi/rh était moabite, quoique fa famille fût origi- n,m.