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UNIVERSELLE. 367
îls m’arrêceraient alors, et me demanderaientquel est lefou qui a-dit cettesottisc ? Je F rais obligéde leur répondre : C’est vous-mcmes. Je tâcheraisensuite de les adoucir,- mais ce serait bien difficile.
Je parlerai maintenant aux chrétiens, et z'oseraisdire, par exemple, à un dominicain inquisiteurpour la foi : “ Mon frère , vous savez que chaque„ province d'îtalie a son jargon, et qu’on ne parle„ point à Venise et à Bergame comme à Florence.,5 L’académie de la Cr use a a fixé la-langue; son„ dictionnaire est une règle dont on ne doit pas» s’écarter, et la grammaire de Bitmt Matd est'» un guide infaillible qu’ii faut suivre : niais» croyez-vous que le consul de l’académie, et en33 son absence R u on Malet , auraient pu en con-3, science faire couper la langue à cous lès Vénitiens33 et à tous-les Bergamasques qui auraient persiste3, dans leur rutois 1 “
[/inquisiteur me répond : “11 y a bien de la diffé-33 rence ; il s agit ici du salut de votre ame ; c’est33 pour votre bien que le directoire de l’inquisition33 ordonne qu’on vous saisisse sur la déposition33 d’une feule personne, fùt-elle infâme et reprise,3 de justice ; que vous n’ayez p oint d’avocat pour33 vou-s défendre ; que îe nom de votre accusateur33 ne vous soit pas seulement connu ; cue l’inquisi-33 teur vous promette grâce, et ensuite vous con-3, damne ; qu’il vous applique à cinq tortures3, différentes, et qu’ensuìte vous soyez ou fouetté,3, ou mis aux galères, ou brûlé en cérémonie ; (a)j, le père Ivettct, le docteur Chacal an,Z an clin us,
t -a Voyez rexceliem livre mtitulí , h Matait! de l’inquifi-tìon 1