ry6 DES TH.OÏS GOUVERNEMENT , &CÍ
sirrde pédantisme qui consacre l’hístoìre d’uatel peuple à l’instruction de la jeunesse.
Je ne suis pas moins las de tous les livresdans lesquels on répète les Ables d 'Hérodote& de ses semblables fur les anciennes monar-chies de l’Asie , & fur les républiques qui ontdisparu.
Qu’ils nous redisent qu’une Didon sœur pré-tendue de Pigmalion , ( qui ne sont point desuoms phéniciens ) s’enfuit de Phénicie pouracheter en Afrique autant de terrain qu’enpourrait contenir un cuir de bœuf, & quele coupant en lanières , elle entoura de ceslanières un territoire immense oii elle fondaCarthage; que ces historiens romanciers parlentaprès tant d’autres , & que tant d’autres nous;parlent après eux des oracles d 'Apollon accom-plis , & de l’anneau de Gigès , & des oreilles,de Smerdis , & du cheval de Darius qui fitson maître roi de Perse ; qu’on s’étende furles lois de Charondas ; qu’on nous répète quela petite ville de Sibaris mit trois cents millehommes en campagne contre la petite ville deCrotone qui ne put armer que cent millehommes : il faut mettre toutes ces histoiresavec la louve de Rumulus & de Remus , lecheval de Troye & la baleine de Jonas.
Laissons donc là toute la prétendue histoireancienne : & à l’égard de la moderne , quechacun cherche à t’instruire par les fautes deson pays & par celles de ses voisins : la le-çon fera longue ; mais aussi voyons toutesles belles institutions par lequelles les nationsmodernes se signalent : cette leçon sera longuaencore.