AME. aïs
nature semblable (k) ? Ces questions pâraisientsublimes; que sont-elles? des questions d’aveu-'gles-nés fur la lumière.
Quand nous voulons connaître grossièrementun morceau de métal, nous le mettons aa feudans un creuset ; mais avons-nous un creusetpour y mettre l’ame ?
Que nous ont appris tous íes philosophesanciens & modernes ? un enfant est plus sagequeux ; íl ne pense pas à ce qu'il ne peutconcevoir.
Qu il est triste, direz-vous , pour notre in-satiable curiosité , pour notre soif intarissableà bien - être , de nous ignorer ainsi ! j’enconviens, & il y a des choses encore plustristes ; mais je vous répondrai :
Sors tua mortalis , non (ft morttûe qttod optas.
Tes destins font d un homme, 6c tes vœux font d’u*Dieu.
II paraît, encore une fois, que la natureà tout principe des choses est le secret àCréateur. Comment les airs portent-ils des
( k ) Ce pas fans doute l’opnrion de saint Áu~
guftin qui, dans le iiv. VIII de la Cité de DiEU, s^ex-prime ainsi : Que ceux-là se taisent gui n* ont pas osé àla vérité dire que dieu ejf un corps , mais gui ont cru quenos âmes font de même nature que lut. Ils n’-onî pasdté frappés de fextrême mutabilité de notre ame qa'iln'eji pas permis d*attribucr à dieu.
<c Cédant & ïlli quos quidem puduit dicere deumcj> corpus este , verumtamen ejusdcm naturœ , cujus ilî®» est, animos nostios este putavenmt^ îLà non ecs movet!» tan ta mutabilités iUHUice ; quam dec naturs tiibueí*»efa* est. »
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