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rfioins. Pour mieux m’alïurer Je la vraisem-blance Je mon opinion probable , j’examinemon chien & mon enfant pendant leur veille’& leur sommeil. Je les fais saigner l’un & l'autreoutre mesure ; alors leurs idées semblent s’é-couler avec le sang. Dans cet état je les appelle,ils ne me répondent plus ; & si je leur tireencore quelques palettes, mes deux machines,>qui avaient auparavant des idées en très-gran^nomhre, & des passions de toute espèce, n’ontplus aucun sentiment. J’examine ensuite mesdeux- animaux pendant qu’ils dorment ; jem’aperçois que le' chien , après avoir tropmangé, a des rêves; il chasiè , il crie après-la proie. Mon homme enfant étant dans lemême état, parle à fa maîtresse, St faitTamout*en songe. Si l’un & l'autre'ont mangé modé-rément , ni l’un ni l’autre ne rêve ; enfin , jevois que leur faculté de sentir, d’apercevoir »d’exprimer leurs idées , s'est développée en eux -petit à petit, & s’affaiblit aussi par degrés.Faperçois en eux plus de rapports cent fois-que je n’en trouve entre tel homme d’esprit& tel homme absolument imbédile. Quelle estdûnc l’opinion que j’aurai de leur nature? celleque tous les peuples ont imaginée d’abord avant :que la politique égyptienne imaginât ia spiri-tualité, l’immortaìité de Famé. Je soupçonnerai 4même, avec bien del’apparence, qu 'Archìmèds-'& une taupe sont de la même espèce, quoique íd’un genre différent, de-même qu’un chêne St-un grain de moutarde teint formés par les*mêmes principes , quoique l’un soit un grand-arbre, & l’autre une petite plante. Je penseraique IH£U a donné des portions 'd’intelligeivssp
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