LzS A M Ë.
â des portions de matière organisée pour pen-ser : je croirai que la matière a des sensationsà proportion de la finesse de ses sens ; que cefont eux qui les proportionnent à la mesurede nos idées : je croirai que Phuître à Pécaillea moins de sensations ík de sens , parce qu’ayantVaine attachée à son écaille, cinq sens lui se-raient inutiles. Il y a beaucoup d'animaux quiai’ont que deux sens ; nous en avons cinq, cequi est bien peu de chose. Il est à croire qu’ilest dans d’autres mondes d'autres animaux quijouissent de vingt ou trente sens , Si que d'autresespèces encore plus parfaites' ont des sens àl’infini.
II me paraît que voilà la manière la plusnaturelle d’en raisonner, c’est-à-dire, de de-viner Si de soupçonner. Certainement il s’eftpassé bien du temps avant que les hommesaient été assez ingénieux pour imaginer un êtreInconnu qui est nous, qui fait tout en nous,qui n’est pas tout-à-fait nous, & qui vit aprèsnous. Aussi n’esl-on venu que par degrés àconcevoir une idée si hardie. D’abord ce mot<Lmt a signifié la vie , & a été commun pournous & pour les autres animaux : ensuite notreorgueil nous a fait une ame à part, St nousa fait imaginer une forme substantielle pourles autres créatures. Cet orgueil humain de-mande ce que c'est donc que ce pouvoir d’aper-cevoir & de sentir , qu’il appelle ame dansVsiomme, & instinct dans la brìite. Je satisferaià cette question quand les physiciens m’aurontappris ce que c’est que le son. , la lumière ,Y espace , le corps , le cemps. Je dirai, dansì’esprit du sage Locke : La philosophie coiiítûê
á
. c<m11-P'mccfaP
I ài
necrií 4e
î !
L
j ^
de
je
á
le
1"
U
fl
pe
íel
?"
ca
ce
P>
cc
d?
?»