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Oeuvres Complètes De M. De Voltaire
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A M H m C i T I O N. LZ;aux juges une bonne ou mauvaise action soustoutes Tes faces, ce n’est point amplifier; maisajouter, c’est exagérer & ennuyer.

J’ai vu autrefois dans les collèges donnerdes prix d’amplification. C’était réellementenseigner l’art d’étre diffus. II eût mieux valupeut-être donner des prix à celui qui auraitresserré ses pensées , & qui par-là aurait apprisà parler avec plus d’énergie & de force : maisen évitant l’amplification, craignez la séche-resse.

J’ai entendu des professeurs enseigner que

voir dégénérer en conspirations , les associations que cetamour formait entre les hommes.

Cependant, malgré ces idées si éloignées de nos opi-nions & de nos mœurs, ce vice était regardé chez leSGrecs.comme une débauche honteuse, toutes les foisqu’il se montrait à découvert , & sans Texcuse de l'a-mitié ou des liaisons politiques. Lorsque Philippe vitsur le champ de bataille de Chéronée » tous les soldatsqui composaient le bataillon sacré , le bataillon des ami»à Thèbes , tués dans le rang où ils avaient combattu îJe ne croirai jamais , s'écria-t-il, que dé fi bradés g ensaient pu faire ou souffrir rien de honteux. Ce mot d’nahomme fouillé lui-même de cette infamie ,^st une preuvecertaine de l’opinion générale des Grecs*

A Rome cette opinion était plus forte encore r plu-sieurs héros grecs, regardés comme des hommes ver-tueux, ont passé poùr s’être livrés à ce vice , & cheïleS Romains on ne le volt attribué à aucun de ceuxdont on nous a vanté les vertus ; feulement il paraît quechez ces deux nations on n’y attachait ni ridée de crime,nì même celle de déshonneur, k moins de ces excèsqui rendent le goût même des femmes une passion avilis-sante. Ce vice est très-rare parmi nous, & il y seraitpresqu’inconnu sans les défauts de Téducation publique.

Montesquieu prétend qu’il est commua chez quelquescalions mahométanes , à cause de la facilité d’avoir desfemmes ; nous croyons què c’est difficulté qu il faut lire*