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ì’affaflinat de Pompée , ou dans Londres aprèsle meurtre de Charles / , par ce qu’en effet ils’agiffait des intérêts de Pompée & de Charles I.Mais est-ii décent de souhaiter adroitement enchaire la mort de l'empereur , du roi d’Espagne& des électeurs, & de mettre en balance aveceux le général d’armée d’un roi leur ennemi ?Les intentions d’un capitaine , qui ne peuventêtre que de servir son prince, doivent-eilesêtre comparées avec les intérêts politiques destêtes couronnées contre lesquelles il servait îQue dirait-on d’un allemand qui eût souhaitéla mort au roi de France, à propos de la pertedu général Merci dont les intentions étaientpures ? {a) Pourquoi donc ce passage a-t-iltoujours été Joué par tous les rhéteurs ? C’estque la figure est en elîe-même belle & pathé-tique ; mais ils réexaminaient point le fond &la convenance de la pensée. Plutarque eût dità Fléchier „• Tu as tenu fans propos un très-beau propos.
Je reviens à mon paradoxe , que tous cesbrillans, auxquels on donne le nom d’eíprit,ne doivent point trouver place dans les grandsouvrages, faits pour instruire ou pour tou-cher : je dirai même qu’ils doivent être bannisde l’opéra. La musique exprime les passions ,les sentimens, les images : mais où font lesaccords qui peuvent rendre une épigramme ?
(a) Fléchier avait tiré mot pour mot la moitié decette oraison funèbre d« Maréchal de 3 urenne , de celleqne l’évèque de Grenoble Litigende avait faite d’un ducde Savoie. Or , ce morceau , qui était convenable pourun souverain , ne l'eft pas pour un sujet.
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