Ìl8 ESSÉNIENS,
qui le premier imagina ces vœux , ce sermêntde l’eiclavage. II introduisit un nouveau fléausur la terre, il tourna en poison ce quiavait été inventé comme remède.
Il y avait en Syr ■ des sociétés toutes sem-blables à celles des esséniens. C’est le juifThíLon qui nous le dit dans le Traité de la.liberté des gens de bien. La Syrie fut toujourssuperstitieuse & factieuse ; toujours oppriméepar des tyrans. Les successeurs à’Alexandreen firent un théâtre d’horreurs. II n’est pasétonnant que parmi tant d’insortunés , quel-ques-uns plus humains & plus sages que lesautres, se soient éloignés du commerce desgrandes villes’, pour vivre en commun dans unehonnête pauvreté, loin des yeux de la tyrannie.
On se réfugia dans de semblables asiles enEgypte pendant les guerres civiles des derniersPtolomées ,■ & lorsque les armées romainessubjuguèrent l’Egypte , les thérapeutes réta-blirent dans un désert auprès du lac Mœris.
II paraît très-probable qu’il y eut des thé-rapeutes grecs,’, égyptiens & juifs. Philon , (6)après avoir loué Anaxagore , Démocrite & lesautres philosophes qui embrassèrent ce genrede vie , s’exprime ainsi :
<> On trouve de pareilles sociétés en plu--, sieurs pays ; la Grèce & d’autres contrées» jouissent de cette consolation: elle est très--> commune en Egypte dans chaque nôme, 8tr> sur-tout dans celui d’Alexandrie. Les plus» gens de bien , les plus austères sc sont re-» tirés au- - dessus du lac Mœris dans un
{ ,b ) Philon f de U vie contemplative.