ESSENIENS. 2.2.Y
» lieu désert, mais commode, qui forme une» pente douce. L’air y est très-sain , les bour-» gades assez nombreuses dans le voisinage» du désert, &c. >,
Voilà donc par-tout des sociétés qui onttâché d’échapper aux troubles, awx factions,à l’insolence , à la rapacité des oppresseurs.Toutes , fans exception, eurent la guerre enhorreur ; ils la regardèrent précisément damême œil que nous voyons le vol & l’affassinatfur les grands chemins.
Tels furent à peu près les gens de lettresqui s’assemblèrent en France , & qui fondèrentFacadémie. Ils échappaient aux factions & auxcruautés qui désolaient le règne de Louis XIII.Tels furent ceux qui fondèrent la société royalede Londres, pendant que les fous barbaresnommés puritains & épiscopaux, s’égorgeaientpour quelques passages de trois ou quatre vieuxlivres inintelligibles.
Quelques savans ont cru que jesus-christqui daigna paraître quelque temps dans le petitpays de Capharnaum , dans Nazareth & dansquelques autres bourgades de la Palestine ,était un de ces esséniens qui fuyaient le tu-multe des affaires, & qui cultivaient en paixla vertu. Mais, ni dans les quatre évangilesreçus , ni dans les apocryphes, ni dans lesActes des apôtres , ni dans leurs lettres, onne lit le nom á'ejsénien.
Quoique le nom ne s’y trouve pas,,la res-semblance s’y trouve en plusieurs points, con-fraternité , biens én commun , vie austère ,travail des mains , détachement des richesses& des honneurs, & fur-tout horreur pour la