IJl ESSÉNIENS,
nage, 5: ayant eu le malheur d’être un per-sécuteur sanguinaire , efl le seul qui aurait pudevenir guerrier. L’im'pétuofité de son tem-pérament & la chaleur de son imagination enauraient pu faire un capitaine redoutable. Maismalgré ces qualités il ne chercha point à sevenger de Gamalìel par les armes. II ne fitpoint comme les Judas, les Theudas , Jes Bar-cochebas qui levèrent des troupes ; il suivit lespréceptes de jesus, il souffrit,.& même ileut, à ce qu’on prétend, la tête tranchée.
Faire une armée de chrétiens était donc,dans les premiers temps, une contradiction dansles termes.
U est clair que les chrétiens n’entrèrent dansles troupes de l'empire que quand l’esprit quiles animait fut changé. Ils avaient dans lesdeux premiers siècles de l’horreur pour lestemples , Jes autels , les cierges , l'encens,l’eau lustrale ; Porpkire les comparait aux re-nards qui disent, ils font trop verts. Si vouspouviez avoir, disait - il, de beaux templesbrillans d’or avec de greffes rentes pour lesdeíservans, vous aimeriez les temples passion-nément. Ils se donnèrent ensuite tout ce qu’ilsavaient abhorré. C’est ainsi qu’ayant détesté lemétier des armes, ils allèrent enfin à la guerre.Les chrétiens , dès le temps de Dioctétien ,furent aussi différées des chrétiens du tempsdes apôtres, que nous sommes différons deschrétiens du troisième siècle.
Je ne conçois pas comment un esprit aussiéclairé & aussi hardi que celui de Montesquieu ,a pu condamner sévèrement un autre géniebien plus méthodique que le sien, 8 i combattre
cette