ESSÉNIENS. 1Z)
Cette vérité annoncée par Bayle, (c) qu unssociété de vrais chrétiens pourrait vivre heu-reusement ensemble > mais qu’elle se défendraitmal contre les attaques d'un ennemi.
“ Ce seraient, dit Montesquieu , des citoyens„ infiniment éclairés fur leurs devoirs, St qui» auraient un très grand zèle pour les remplir.« Ils sentiraient très-bien les droits de la dé-»» se n se naturelle. Plus ils croiraient devoir à» la religion, plus ils penseraient devoir à la» patrie. Les principes du christianisme bien» gravés dans le cœur seraient infiniment plus» forts que ce faux honneur des monarchies ,» ces vertus humaines des républiques, & cette» crainte servile des Etats despotiques. >,Assurément fauteur de l’ Esprit des lois nesongeait pas aux paroles de f évangile quandil dit que les vrais chrétiens sentiraient très-bien les droits de la défense naturelle. Il nese souvenait pas de l’ordre de donner fa tuniquequand on vous vole le manteau, & de tendref autre joue quand on a reçu un soufflet. Voilàles principes de la défense naturelle très-clai-rement anéantis. Ceux que nous appelons qua-kers ont toujours refusé de combattre ; maisils auraient été écrasés dans la guerre de 1756 ,s’ils n’ayaient pas été secourus & forcés à selaisser secourir par les autres Anglais. (*)
N'est-il pas indubitable que ceux qui pen-seraient en tout comme des martyrs, se bat-traient fort mal contre des grenadiers? Toutesles paroles de ce chapitre de YEsprit des lois
(c) Continuation des pensées diverses, article CXXIV,C * ) Voyez l’article Eglise primitive.
Tome 57. Did, Philos Tome VI, X