Lz6 ÉTATS ; GOUVERNEMENT,il assure sur-tout que pour entrer en campagneavec cinquante mille hommes, il faut par éco-nomie en lever cent mille. II affirme que laProvence seule a beaucoup plus de beaux portsde mer , que l’Espagne & l’Italie ensemble.
L'abbé de Bourigìs n’avait pas voyagé. Aureste, son ouvrage fourmille d’anachroniífnes& d'erreurs; il fait signer le cardinal de Ri-chelieu d’une manière dont il ne signa jamais,ainsi qu’il le fait parler comme il n’a jamaisparlé. Au surplus, il emploie un chapitre entierà dire que la raison doit être la règle d’unEtat , & à tâcher de prouver cette décou-verte ; cet ouvrage de ténèbres, ce bâtard del’abbé de Bour%eis a passé long-temps pour lefils légitime du cardinal de Richelieu j & tousles académiciens , dans leurs discours de ré-ception , ne manquaient pas de louer déme-surément ce chef-d’œuvre de politique.
Le sieur Catien de Courtils voyant le succèsdu testament politique de Richelieu , fit imprimerà la Haye le teflament de Colbert , avec unebelle lettre de M. Colbert au roi. Il est clairque si ce ministre avait fait un pareil testament,il eût fallu l’interdire ; cependant ce livre aété cité par quelques auteurs.
Un autre gredin , dont on ignore le nom,ne manqua pas de donner le testament deLoitvois , plus mauvais encore , s'il fe peut,que celui de Colbert ■ un abbé de Chévremontfit tester aussi Charles duc de Lorraine. Noussavons eu les testaiíiens politiques du cardinalAlbéroni, du maréchal de Belle-Ijle, <k enfin ,celui de Mandrin.
M. de Boisguilbert - auteur du détail de h