ÍTATS ; GOtrVEB-NSMENS.' LZZqu*ii y ait un seul homme sur la terre quis’enrôle dans un régiment par vertu.
Ce n’est point non plus par une crainte ser-vile que les Turcs & les Russes se battent avecua acharnement & une fureur de lions & detigres ; on nia point -ainsi du courage parcrainte. Ce n’est pas non plus par dévotionque les Russes ont battu les armées de Mous-tapha . 11 serait à délirer , ce me semble, qu’unhomme si ingénieux eût plus cherché à faireconnaître le vrai qu’à montrer son esprit. IIfaut s’oublier entièrement quand on veut ins-truire les hommes, 8t n’avoir en vue que lavérité.
ÉTATS, G O U V ERNEMENS.
. Quel esi le meilleur ?
Je n'ai jusqu’à présent connu personne quin’ait gouverné quelque Etat. Je ne parle pasde MM, les ministres, qui gouvernent en effet,les uns deux ou trois ans , les autres six mois ,les autres six semaines ; je parle de tous lesautres hommes qui, à souper ou dans leurcabinet, étalent leur système de gouvernement,réforment les armées , î’Eglise, la robe & lafinance.
L’abbé de Bour\eis fe mit à gouverner laFrance vers l an 1645, fous le nom du car-dinal de Richelieu , ôt fit ce testament poli-tique dans lequel il veut enrôler la noblessedans la cavalerie pour trois ans, faire payerìa taille aux chambres des comptes & aux parle-jaens, priver le roi du produit de la gabelle