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ÉTATS-
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N E R A U X.
Les seconds états-généraux de l’Europe fontceux de la Grande-Bretagne. lis ne sont pastoujours assemblés comme Ja diète de Ratis-bonne , mais ils sont devenus si nécessairesque le roi les convoque tous les ans.
La chambre des communes répond précisé-ment aux députés des villes reçus dans la diètede i’empire ; mais elle est en beaucoup plusgrand nombre , & jouit d’un pouvoir bien su-périeur. C’ess proprement la nation. Les pairs& les évêques ne sont en parlement que poureux , & la chambre des communes y est pourtout le pays. Ce parlement d’Angleterre n’estmitre chose qu'une imitation perfectionnée dequelques états-généraux de France.
En 1355, sous le roi Jean , les trois étatsfurent assemblés à Farts pour secourir le roiJean contre les Anglais, ils lui. accordèrenttine somme considérable , à cinq livres cinqfous le marc , de peur que !e roi n’en changeâtla valeur numéraire. 11 s réglèrent l'impót né-cessaire pour recueillir cet argent ; & ils éta-illirent neuf commissaires pour présider à larecette. I.e roi promit pour lui & pour sessuccesseurs de ne faire dans l’avenir aucunchangement dan$ lá monnaie.
Qu’est-ce que promettre pour soi & pour feshéritiers? ou ce n’eft rien promettre, ou c’estdire : Ni moi , ni mes héritiers n’avons ledroit d’aitérer b monnaie , nous sommes dansî’imptiissance de faire le mal.
Avec cet argent , qui fut bientôt levé , onforma aisément une armée, qui n’empêcha pas3 e roi Jean d’ctre fait prisonnier à la bataillede Poitiers,