144 ETERNITE,
de ses idées, gu’il avait mis fur ma cervelleencore molle , s’effaça quand cette cervelle sefut un peu fortifiée. Je trouvai, par exemple,cu’il avait aussi mal combattu l’éternité dumonde , qu’il avait mal établi la réalité de l'es-pace infini.
J’ai tant de respect pour la Genèse & pourl’Fglise qui l'adopte , que je la regarde commeJa seule preuve de la création du monde de-puis cinq mille sept cents dix—huit ans , selonle comput des Latins , & depuis sept milledeux cents soixante & dix- huit ans .selon lesGrecs.
Toute l’antiquité crut au moins la matièreéternelle; & les plus grands philosophes at-tribuèrent aussi Téternifé à l’ordre ae l'uni-vers.
Ils se sont tous trompés, comme on fait ;mais on peut croire fans blasphème que S’Eter-nel , formateur de toutes choses , sit d’autresInondes que le nôtre.
Voici ce que dit fur ces mondes & furcette éternité un auteur inconnu dans unepetite feuille, q 1.1 peut aisément se perdre, &fjtr'il est peut-êíre bon de conserver.
Folih tar.'um ne carmina manda.
S’il y a dans cet écrit quelques propositionstéméraires , la petite société qui travaille àk rédaction du recueil, les désavoué de toutson cœur. (*) , ' ,
( * ) Voyez le dialogue intitulé l?s Adorateurs, î<c.
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