(j’est une grande question de savoir quelsfont les premiers évangiles, C'est une véritéconstante , quoi qu’en dise Abadìe , qu’aucundes premiers pères de l’Eglise inclusivementjusqu’à Irénée ne cite aucun passage des quatreévangiles que nous connaissons, Au contraire ,les aiioges > les théodosiens rejetèrent constam-ment l'évangile de St Jean , & ils en parlaienttoujours avec mépris , comme l’avance StEpiphane dans fa trente-quatrième homélie.-Nos ennemis remarquent encore qu-e non—seulement les plus anciens pères ne citent ja-mais rien de nos évangiles ; mais qu’ils rap-portent plusieurs passages qui ne se trouventque dans les évangiles apocryphes rejetés ducanon.
St Clément , par exemple, rapporte que notreSeigneur ayant été interrogé fur le temps oilson royaume aviendrait , répondit : Ce sertiquand deux ne feront quun , quand le dehorsressemblera au dedans , & quand il n’y aurani mâle ni femelle , Or , il faut avouer que cepassage ne se trouve dans aucun de nos évan-giles. II y a cent exemples qui prouvent cettevérité ; on les peut recueillir dans l’examencritique dé M. Fréret , secrétaire perpétuel del’académie des belles-îettres de Paris.
Le savant Fabricius s'est donné la peine derassembler les anciens évangiles que le tempsa conservés ; celui de sacques parait le premier.{1 est certain qu’il a encore beaucoup d’auto-lité dans quelques églises d’Orient. II est appelé