FAVORI ET FAVORITE. Z2.Z
Les mois des gradués , avril & octobre , danslesquels un collateur peut donner un bénéficesimple au- gradué le moins ancien , font desmois de faveur & de grâce.
Cette expression, faveur , signifiant une bien-veillance gratuite qu’on cherche à obtenir cuprince ou du public , la galanterie i’a étendueà la complaisance des femmes ; & quoiqu’on nedise point il a eu des faveurs du roi , on ditil a eu les faveurs d’une dame.
L’équivalent de cette expression n’est pointconnu en Asie , où les femmes font moinsreines.
On appelait autrefois faveurs , des rubans ,
■ des gants, des boucles , des nœuds d’épée don-nés par une dame.
Le comte á’EJfex portait à son chapeau ungant de la reine Elisabeth , qu’il appelait fa-veur de la reine.
Enfin , l’ironie se servit de ce mot ppur signi-. fier les suites fâcheuses d'un commerce ha-sardé : faveurs de Vénus , faveurs cubantes.
X FAVORI ET FAVORITE.
De ce qu’on entend par ces mots.
E S mots ont un sens, tantôt plus res-serré , tantôt plus étendu. Quelquefois favoriemporte Pidée de puissance., quelquefois seu-lement il signifie un homme qui plaît à sonmaître.
Henri III eut des favoris qui n’étaient que