z 2.2. FAVEUR.
mains , était fils de la Beauté & de la For-tune.
. Toute faveur porte l’idée de quelque chosede gratuit ; il ni'a sait la faveur de m’intro-duire , de me présenter , de recommander monami , dé corriger mon ouvrage.
La faveur des princes est l'effet de leurgoût , & de la complaisance assidue ; la faveurdu peuple suppose quelquefois du mérite , &plus souvent un hasard heureux.
Faveur diffère beaucoup de grâce. Cet hommeest en faveur auprès du roi , & cependant iln’en a point encore obtenu de grâces.
On dit, il a été reçu en grâce y on ne ditpoint il a été reçu en faveur , quoiqu’on diseêtre en faveur : c'est que la saveur suppose ungoût habituel ; & que faire grâce , recevoir engrâce , c’efl pardonner , c’efl moins que donnerfa faveur.
Obtenir grâce , c’est l’effet d’un moment jobtenir la faveur est l’effet du temps. Cependanton dit également, faites-moi la grâce , faites-la faveur de recommander mon ami.
Des lettres de recommandation Rappelaientautrefois des lettres de faveur. Sévère dit dansla tragédie de Polyeucte :
Je mourra» mille fois plutôt q.ue d’abufeiDes lettres de faveur que j'ai pour l’époufer.
On a la faveur , la bienveillance , non lagrâce du prince & du public. On obtient lafaveur de ion auditoire par la modestie : maisil ne vous fait pas grâce, si vous êtes troplong.