ET DE M. I>E VOLTAIRE. f
duísé-je crever à la peine; parcs qu’on est incor-rigible à soixante et un ans, et parcs qu’il estprouvé que celui qui ne désire pas l’estime deses contemporains en est indigne. Voilà l’aveu sin-cère de ce que je fuis, et de se que la natur»a voulu que je fuffe.
Si le patriarche de Ferney, qui pense commemoi, juge mon cas un péché mortel, je luidemande l’absoìutioa. J’attendrai humblement sasentence ; et si même il me condamne, je nel’en aimerai pas moins.-
Puisse-t-îí vivre la millième partie de ce quedurera fa réputation ; il paíTera l’âge des pati iar-ehes. C’est ce que lui souhaite le philosophe deSans-souci. Vale,
F É D È R I C.
Je fais copier mes lettres, parce que ma maiiícommence à devenir tremblante , et qu’écmanCd’un très-petit caractère , cela pourrait, futigusívos yeux.
LETTRE II.
DU R o r.
A Berlin , le 16 de janvier.
Je me souviens que, lorsque Milton dans fisvoyages en Italie vit représenter une affez mau-vaise pièce qui avait pour titre Adam et Eve , celaréveilla son imagination et lui donna P idée de sonpoème du Paradis perdu. Ainsi ce que j’auraifait de mieux par mon persiflage des Confédéré !,c’est d’avoir donné lieu à la bonne tragédie que