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14 LETTRES nv ROI DE PRUSSE
En arts, en esprit, en talens,
Mais qui contient de s bons vieux temps,
Le seul auteur qui me ravisse.
Les Grecs, vos favoris , cherchèrent en AsieLa science et la vérité';
Platon jusqu’en Egypte avait mátne tentéÓ'éclairer sa philosophie;
Désormais nos cantons de ses charmes épris,
Sans chercher pour l’esprît des alimcns dans l’înde,
Trouvent >e dieu dit goût comme le dieu du EludeTous deux à Fcrney réunis.
Vous aurez peut-être encore le plaisir de voir lesMusulmans chassés de l'Europs : la paix vient demanquer poux la seconde fois. De nouvelles com-binaisons donnent lieu à de nouvelles conjonc-tures. Vos VeLches font bien tracaíïìers. Pourmoi, disciple des encyclopédistes, je prêche lapaix universelle en bon apôtre de feu 1 abbe deSaint-Pierres et peut-être ne réussirai-je pasmieux que lui. Je vois qu’il est plus facile auxhommes de faire le mal que le bien, et quel’enchaînement fatal des causes nous entraînemalgré nous et se joue de nos projets, commeun vent impétueux d’un fable mouvant.
Celan’empêçhe pas que le train des choses ordi-naires ne continue. Nous arrangeons le chaos del’anarchie chez nous, et nos évêques conservent34,000 écus de rente, les sbbes voeo. Les apôtresn’en avâient pas autant. On s’arrange £vec eux demanière qu on les débarrasse des foins mondains ,pour qu’ils s’attachent fans distraction à gagner laJérusalem céleste, qui est leur véritable patrie.